Parfois, les billets de maître Eolas dans son Journal d'un Avocat (www.maitre-eolas.fr) m'ennuient. Ils sont trop long, trop complexes ou trop éloignés des sujets qui m'intéressent.
Seulement aujourd'hui, j'ai avalé son billet d'une
traite. Pensez-donc, le titre est racoleur "Les robes noires contre les blouses
blanches". Forcément, je veux être de la bagarre!
Bon, en réalité, pas de réglement de compte explicite. Juste une longue et pédagogique leçon sur la
responsabilité médicale. Le blogueur y détaille, sous l'apparence d'un dialogue, les différentes formes de responsabilité, de fautes et de préjudices. Il revient notemment sur l'arrêt Docteur
Nicolas contre époux Mercier (1936) qui établit l'existence d'un contrat tacite entre le patient et le praticien. Il détaille aussi l'obligation de moyen l'opposant à l'obligation de résultat (la
sécurité par exemple).
Agrémenté tout du long d'exemples, l'article se finit par une explication de l'arrêt Perruche et les conséquences qui en découlent.
A conseiller aux médecins, mais aussi aux patients!
Une petite citation pour montrer que la gueguerre des professions n'est pas finie, Maître Eolas ironise sur l'honorable corporation des médecins. Crime de lèse-majesté!!!
— Ah, vous avouez donc ? Vous haïssez les carabins ?
— Non, point, je les aime et les respecte. Des gens qui arrivent à apprendre tant de choses en buvant autant quand ils ne font pas l'amour en tout temps
forcent l'admiration pour les moines que sont les étudiants en droit.
Et c'est pareil en pharma (si si, les épiciers aussi), en véto, en classe prépa (je peux en témoigner)...